-----------------------------ORAN-MANCIPP3 --------------
--------------QUARTIER DE BOULANGER MAGNAN-------
***CHACUN SAIT O� SON SOULIER LE BLESSE****
FERONT OU NE FERONT-ILS PAS LE P�LERINAGE, VOIL� UN VRAI D�BAT QUI DIVISE NOTRE COMMUNAUT�!
Je suis un fidèle des sites Pieds-Noirs d�Alger, de B�ne, de Constantine, d�Oran et de toutes les autres villes. Souvent après avoir admiré les belles photos et lu les textes, je jette un coup d��il sur les livres d�or où certaines personnes se disent ravies de ce voyage virtuel dans le temps, alors que d�autres expriment leur nostalgie et le désir de retrouver leurs copains d�enfance. Il y a aussi des témoignages de Pieds-Noirs qui ont fait un pèlerinage dans notre ancienne province.
Certains d�entre eux sont satisfaits et désireux de renouveler ce pèlerinage, d�autres sont déçus, voire traumatisés. Ils n�ont pas supporté de constater l'état délabré de nos beaux quartiers.
Certains veulent s�y rendre pour la joie de revoir les lieux qui nous ont vu grandir ; pour d�autres ce retour aux sources a été ou sera une thérapie.
Un voyage en Oranie
Témoignage de Georges de Saint-Pierre et du plateau Saint-Michel d�Oran, ne dormait plus et déprimait en pensant constamment à notre Algérie. Tous les jours il tuait la grande Zohra dans sa tête.
Un jour de 1977, il décida de passer trois jours à Oran, à l�occasion d�un voyage organisé par la mairie de Marseille à l�époque d�un certain Gaston DEFFERRE, souvenez-vous celui-là même qui voulait nous jeter à la mer en 1962 ! Il s�agissait alors d�aller se recueillir sur les tombes de nos morts pour la Toussaint. Une bonne centaine de personnes de tous âges ont fait partie du voyage.
Dès son arrivée à la Sénia Air-Port, notre ami Georges a eu la sensation que cette ville lui appartenait et qu�elle était ancrée en lui ! Il se doutait cependant qu�il trouverait la ville changée et mal entretenue, cela s�est d�ailleurs confirmé lors de son séjour !
Tous les déplacements se faisaient en bus, l�hébergement ayant lieu dans un h�tel aux Andalouses. Pour les personnes ne connaissant pas les Andalouses, il s�agit d�une station balnéaire située après Mers-El-Kébir, au bout de la merveilleuse corniche d�Oran.
Georges a aussi fait ce voyage pour revoir les lieux de son enfance et se projeter le film de sa vie. Il était enchanté de se laisser porter par l�instant malgré une grande déception occasionnée par le délabrement actuel de certains quartiers.
Dans l�avion qui survolait Oran via Marseille, il a jeté un dernier coup d��il sur notre ville, il a dit � adieu, je t�ai revu! �.
Dès son retour en métropole, il était complètement guéri de ses vieux démons. Il a retrouvé à nouveau son sommeil de bébé et ses cauchemars ont cessé de hanter ses nuits.
Aujourd�hui, Georges n�a plus de projet de voyage en Algérie.